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La journée nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc revêt toujours un caractère particulier en raison, expliqua Jean-Jacques Thomas, de la présence de soldats « capables de se lever et de porter témoignage ».

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« Depuis le 6 décembre 2012, ajouta-t-il, un hommage leu est ainsi rendu, mais, sans explication, une commémoration est vide de sens. Ainsi, si nous parlons de « colonisation », il convient, également, de rappeler que la présence française en Algérie dura 132 ans, de 1830 à 1962. En plus d’un siècle, s’impose donc que la notion de « frères d’armes ». Au cours des premiers seconds conflits mondiaux, plus d’un million de Nord – africains ont, en effet, pris part au combat au sein de l’armée ou des forces françaises. Beaucoup y ont perdu la vie ».

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Quant à la date du 19 mars 1962, Jean-Jacques Thomas souligna que « le cessez-le-feu n’a pas été immédiatement plus efficace que d’autres. Les victimes se sont encore accumulées dans les deux camps, dans des affrontements, des exactions et des attentats franco-algériens ou franco-français. Mais la fin officielle des combats eut l’immense mérite de mettre fin à un enchaînement dont le seul objectif était d’entretenir la haine entre deux communautés ».