FESTIVAL JAZZ 2018 ANDRÉ MANOUKIAN CHINA MOSES double pianos 2« Saviez-vous que le jazz est né en France ? ». Assis entre les deux claviers dont il aime simultanément jouer, André Manoukian adore, plus encore, raconter des histoires. A commencer par l’Histoire de France quand en 1792 apparut le quadrille, qualifié par l’artiste de musique punk de l’époque. Ensuite exporté en Louisiane, elle débouchera sur le cake-walk, le ragtime puis le jazz lié, toujours selon André Manoukian, au parfum du jasmin. Des explications évidemment formulées en musique.

FESTIVAL JAZZ 2018 ANDRÉ MANOUKIAN CHINA MOSES assiseD’ailleurs, Ostinata servi donc de préambule à l’arrivée de China Moses, une voix et une présence capables de « faire transpirer de la moustache son complice ». De sourires en fous rires, le concert hirsonnais renforça ce rapprochement initié voici maintenant trois ans. Ainsi la traduction de « My funny Valentine » révéla un texte moins glamour que la mélodie. D’autant qu’avec sa Valentine, Maurice Chevalier s’invita dans le duo.

« Cry me a river », autre standard sentimental, « I can’t stand the rain », immortalisée par Tina Tuner ou le populaire « Hot stuff », de Donna Summer, donnèrent toute sa dimension à ce spectacle exceptionnel, fait, bien sûr, de musique, d’émotion et de confidences. Qui savait que « What a wonderful world » fut composée par deux blancs, Bob Thiele et George David Wiess, pour un noir ?

FESTIVAL JAZZ 2018 ANDRÉ MANOUKIAN CHINA MOSES mains tenuesEn appeler à Fred Astaire et à Ginger Rogers dans « Cheek and cheek » ou à Muddy Waters pour « I just wanna make love to you » auront suffi à clore en beauté les retrouvailles d’André Manoukian avec le public hirsonnais et à tomber sous le charme de China Moses.