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« On a voulu un symbole très fort entre l’Australie, la France et l’Allemagne pour dire que maintenant nous sommes les architectes de la paix dans le monde et que c’est très important de trouver des façons de demander pardon ». Chef d’orchestre et metteur en scène, Christopher Latham a dédié son spectacle musical aux soldats australiens et néo-zélandais engagés à partir du 25 avril 1915 aux côtés des alliés d’abord à Gallipoli puis en Picardie, sur la Somme. Cette année, à Villers-Bretonneux, la commémoration de l’Anzac Day a revêtu un caractère particulier avec la présence des Premiers Ministres des deux pays. De mars à octobre 2018, plus. D’une centaine de villes et villages de la Somme ont, en effet, été libérés par les troupes australiennes.

ORCHESTRE PICARDIE 2018 DIGGERS'REQUIEM AMIENS publicLundi, au cirque d’Amiens, « The Diggers’s requiem », du nom donné aux soldats australiens, a réuni autour de l’orchestre de Picardie, le Jenaer Philarmonie, venu d’Allemagne, et le chœur régional des Hauts-de-France. Un concert exceptionnel qui sera d’ailleurs donné en novembre à Canberra. Commandée par le Département des Anciens combattants d’Australie et l’Australian War Memorial, cette vaste fresque musicale nécessita trois ans de préparation à l’instar de ce que le Britannique Benjamin Britten ait réalisé avec « The War requiem ».

Sur des photographies d’époque et des tableaux, avec émotion, pas moins de douze mouvements ont traduit ce qui demeure l’un des actes fondateurs de la nation australienne. Débarqués de Marseille, 400 000 Diggers sont venus combattre sur le front. 42 000 ne sont jamais repartis. Culturel et mémoriel, le concert amiénois ne pouvait s’achever que par une prière pour la paix.