EFFRY OSSUAIRE 2018 Donald Buyze microHistorien, Donald Buyze est revenu l’agonie des Belges, déportés durant la Première guerre. Des hommes jeunes, souvent issus des couches sociales les plus démunies, affamés ici, parce qu’ils refusèrent de signer des contrats de travail pour effectuer des travaux qui allaient à l’encontre les intérêts de leur propre patrie, mais, également, de la patrie française.

EFFRY OSSUAIRE 2018 Donald Buyze gerbe

L’homme de Wervik d’ajouter : « Ce ne sont pas seulement des personnes déportés en masse de la Belgique qui ont souffert ici, mais aussi beaucoup de prisonniers de guerre venant des pays de l’Europe de l’Est. Ainsi que des milliers de jeunes issus de tout le Nord de la France, forcés à venir travailler dans cette région. Mon propre grand-père, Victor Perneel, un ouvrier flamand qui travaillait à Lille avant et pendant la Grande Guerre, fut déporté de cette ville avec des centaines d’autres, français et belges au mois d’Octobre 1916 ».

EFFRY OSSUAIRE 2018 Donald Buyze gerbe

Ils avaient pour tâche de travailler aux lignes de défense allemandes - la fameuse et imposante Ligne Hindenburg ou Siegfriedstellung - et de construire en derrière des tracés de chemin de fer, des routes, des bunkers, des baraquements. Donald Buyze de préciser : « Après l'armistice en 1918, mon grand-père Victor pouvait enfin quitter Guise, où pendant deux longues années, il dut élargir la petite gare avec ses collègues du ZAB avant de retourner enfin en Flandres. Il pesait alors 35 kg, la moitié de son poids normal ».