TRANSFRONTALIÈRES BALLET RUSSE RADOUGA danse lumièreSacré, le feu occupe une place essentielle dans la culture russe et la danse des bougies interprétée vendredi soir par le ballet « Radouga » l’exprima avec beaucoup de délicatesse. « Dans la steppe, expliqua, le Prince Igor, la lueur aperçue au loin peut sauver la vie et montrer le chemin ». Dans une chorégraphie appliquée, les danseuses de l’Eden se sont donc efforcées de préserver la flamme vacillante. Plus martiaux, les danseurs caucasiens ou la danse des couteaux offrirent au (nombreux) public hirsonnais un aperçu de la diversité des cultures de ce vaste territoire.

TRANSFRONTALIÈRES BALLET RUSSE RADOUGA costumesDans une mise en scène très cabaret d’Igor Goriatchkine, un militaire russe côtoie une fille de joie parisienne tous deux envoutés par l'amour. Les marins dansèrent, eux aussi, pour séduire une jeune fille du port de Marseille. Nous « ferons danser les coqs », « tourner les manèges » promettent les chansons russes les plus célèbres.

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Incontournables succès, la troupe interpréta, évidemment, le traditionnel kazatchok, danse traditionnelle ukrainienne jadis popularisée par les Cosaques ; « Kalinka », chant poétique et coquin, ou encore « Lara », composée pour « Le Docteur Jivago ». Bref, cette sixième soirée des Transfrontalières se voulait résolument populaire.

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Elle le fut avec un voyage dans plusieurs régions russes. De la danse du foulard au Petit ruisseau, une danse lente, des Beautés russes à la chanson d’Odessa en passant par les danses tsiganes ou le Grand Gopak, le ballet « Radouga » réussit à faire oublier les prestations de Saint-Ghislain programmées trop tard en saison pour intégrer des Transfrontalières organisées en mai.