18 JUIN 2018 HIRSON JJT microL’Histoire n’a pas débuté en 1940 avec l’entrée en guerre de la France et de l’Allemagne. A l’occasion de la commémoration de l’Appel du 18 juin, Jean-Jacques Thomas l’a rappelé, de « lâches soulagements » en « lâches renoncements » de la part des démocraties occidentales, Hitler eut les mains libres à l’Est. « Un traité est alors signé à Paris, rappela-t-il, entre la France et l’Allemagne où la situation des juifs est, déjà, intenable. Londres et Paris aggravent encore les choses en reconnaissant le Gouvernement de Franco. Pétain est même nommé ambassadeur auprès du Caudillo. « Il acceptera n’importe quoi, tant le gagne l’ambition sénile », s’exclame alors le Colonel De Gaulle. En affichant sa division et son impuissance à faire face, l’Europe va alors se détruire ».

18 JUIN 2018 HIRSON gerbe

Chacun sait ce qu’il advînt. Après l’armistice et l’appel lancé de Londres. « Pouvons-nous, aujourd’hui, nous interroger sur la notion de balbutiement de l’Histoire ? » demanda Jean-Jacques Thomas après avoir fleuri le monument dédié à la paix. « Quand Donald Trump et Kim Jong-un proposent au monde entier une « paix nucléaire ». Quand l’Europe ne parvient pas à mettre en place une « gestion humanitaire » de l’immigration. Quand les tensions renaissent, ici et là, oui, l’Histoire bégaie » affirma-t-il.

18 JUIN 2018 HIRSON garde à vous

Pour le Maire d’Hirson, l’appel du 18 juin rappelle la nécessité autant que le courage de savoir dire non, comme le chantait Jean-Pierre Aumont, « à des hommes qui pactisent, à la nuit qui s’installe ; à une vie de cloporte sous un ciel barbelé ». « Oui, conclut-il, aujourd’hui encore, il est des silences complices ».