Jumelage retour SCHRAMBERG 1958 Raymonds Fischer debout« Le premier était Allemand ; le second, Français. Le premier était conservateur ; le second, socialiste. Le premier était catholique, le second juif. Nous avons envers eux une dette et devant l’Histoire, l’ardente obligation de faire vivre l’héritage de Konstantin Hank et de Raymond Fischer ». Mardi soir, en Mairie d’Hirson, à l’occasion du 60e anniversaire du jumelage, en compagnie de son homologue de Schramberg, Jean-Jacques Thomas a rendu un hommage appuyé aux deux élus qui dès septembre 1957 jetèrent les bases d’un jumelage concrétisé l’année suivante, voici donc soixante ans.

JUMELAGE SCHRAMBERG 1958 délégation Allemagne Hôtel de Ville

« Tout pouvait les séparer », ajouta le Maire d’Hirson. Au lendemain d’un conflit qui décima plus de 50 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, ils auraient pu entretenir les rancœurs et la haine inscrite dans la conscience populaire. Avec courage, ils y ont opposé la fraternité et l’amitié. Les soldats de 1940 furent les architectes de la réconciliation franco-allemande ».

JUMELAGE SCHRAMBERG 1958 délégation Allemagne toast Docteur Hank

Rien ne leur fut pourtant épargné. D’abord au sein de leur propre assemblée, comme en témoigne les délibérations de l’époque, puis auprès de leurs concitoyens, chacun à son niveau dut expliquer, justifier pour finalement convaincre. « Ce ne fut pas facile rappela Jean-Jacques Thomas. Les cicatrices saignaient encore. Si un référendum avait été engagé pour obtenir l’assentiment populaire en faveur d’un jumelage avec l’ennemi d’hier, le « Non » l’aurait emporté à plus de 80 % ».