SCHRAMBERG 2018 CHARTE MAIRIE présentation charte« En cette année du 60e anniversaire, nous mesurons l’étendue de la responsabilité reçue en héritage. Nous saluons la détermination de Konstantin Hank et de Raymond Fischer, nos prédécesseurs, conscients de leur courage politique dans des pays, à l’époque, en reconstruction, blessés dans leur fierté et dans leur chair alors que leurs concitoyens conservaient au fond d’eux-mêmes toutes les images d’un douloureux passé. Pourtant, ils l’ont fait. Au nom de la liberté et de la fraternité. Ils l’ont fait dans des régions plus habituées à célébrer les anniversaires de batailles que les traités d’amitié ». Mardi en Mairie, Jean-Jacques Thomas et Thomas Herzog ont renouvelé le serment de jumelage scellé voici soixante ans. L’un des tous premiers signés avec une ville allemande dans la France de l’après-guerre.

SCHRAMBERG 2018 CHARTE MAIRIE Mairies microSalle des mariages, les deux Maires paraphèrent la chartre dans laquelle ils prennent l’engagement de demeurer fidèles au serment initial « en développant les liens permanents entre nos Municipalités, les populations de nos deux villes dans les domaines scolaire, sportif, culturel, social, économique et du développement durable, en sensibilisant nos citoyens aux réalités européennes dans le cadre d’une Europe unie, social et fraternelle ».

SCHRAMBERG 2018 CHEMIN DES DAMES délégation monumentEn présence d’une délégation de quatorze jeunes allemands, élèves de Première, Thomas Herzog souligna également les bienfaits d’une Europe en paix et, tout autant, la nécessité de transmettre un message aux nouvelles générations en leur expliquant ce qui s’est passé dans le Nord de la France entre 1914 et 1918, « là où le sang a coulé ».

SCHRAMBERG 2018 CHARTE MAIRIE pupitre salle

Le passé éclaire souvent l’avenir. L’exemple brésilien rappelle que dans le monde, la montée des populismes et des nationalismes obscurcit l’horizon. En Europe, les deux élus ont également dénoncé d’une même voix la poussée de l’Extrême-Droite, capable, selon eux, de « réduire à néant les efforts engagés voici soixante années ». D’ajouter : « Prenons garde que l’Italie ne soit pas notre avenir ». « Il faut se parler pour se comprendre » renchérit Thomas Herzog, lui qui, le matin, avait conduit ses jeunes concitoyens à Craonne, sur les terres à jamais ensanglantées du champ de batailles et, le lendemain, à Verdun.