LE GRAND DÉBAT SÉMAPHORE 2019Le désamour pour la chose politique reste à prouver. Sans doute doit-elle emprunter de nouvelles voies, mais, l’intérêt demeure. La qualité du Grand débat organisé au Sémaphore le prouve. Cependant, fut-il constaté, « les Français ont perdu l’habitude de débattre. Les Grands débats sont donc nécessaires pour renouer avec la politique du concret. D’ailleurs, a-t-il été demandé, il serait intéressant de les tenir dans les collèges et lycées pour sensibiliser la jeunesse à la politique et à la place qu’elle occupe dans le quotidien ». Cependant, aucun des participants de la réunion des Trois-Rivières n’a souhaité rendre le vote obligatoire. Même s’ils ont validé la prise en compte du vote blanc. Revendication des gilets jaunes, le Referendum d’Initiative Citoyenne (RIC) n’est pas apparu comme la priorité des priorités, sa concrétisation devra, d’ailleurs, être encadrée pour, fut-il précisé, « éviter le retour de la peine de mort ou la pénalisation de l’IVG ».

GRAND DÉBAT SÉMAPHORE 2019 Hervé Souply

Face à l’antiparlementarisme, plusieurs voix se sont élevées pour ne pas réduire le nombre des Députés afin d’éviter qu’ils soient coupés du terrain sur des circonscriptions encore élargies et de Sénateurs dont le coût par Français se limite annuellement à 4,15 €. « Des citoyens pourraient, certes, être tirés au sort pour prendre des décisions, a-t-on entendu, mais il faut que la population se prononce pour conforter la légitimité de ses représentants ». Enfin, sujet sensible, l’immigration - qui ne doit pas être systématiquement associée à l’intégration - fut rapprochée de l’éducation et de« la nécessité d’apprendre à ne pas haïr l’autre ». « Commençons, fut-il inscrit dans les propositions hirsonnaises, par aider les pays d’Afrique en difficultés à redynamiser leur économie pour éviter les mouvements contraints de population ».