LOI BLANQUER MANIFESTATION HIRSON 2019Voilà bien longtemps que les rues hirsonnaises n’avaient pas résonné des échos d’une manifestation contre une réforme de l’Éducation Nationale. Contrairement à ce qu’espère le Ministre, son texte législatif suscite, aujourd’hui, plus de défiance que de confiance. Il est vrai qu’à vouloir court-circuiter les corps intermédiaires, à mépriser élus et parents, à vouloir faire rentrer dans le rang les enseignants, l’intéressé récolte ce qu’il a semé.

LOI BLANQUER MANIFESTATION HIRSON 2019 JJT pupitre« Qu’est-ce que c’est que cette méthode qui consiste à vouloir rencontrer, non pas dans une école, ni dans une mairie, mais, dans les bureaux d’un quotidien d’informations des parents d’élèves triés sur le volet en fonction de leur docilité ? Qu’est-ce que ce choix de privilégier la communication au détriment de la concertation ? » demanda Jean-Jacques Thomas.

LOI BLANQUER MANIFESTATION HIRSON 2019 enfant pancartePour l’élu hirsonnais, la volonté du Directeur académique de vouloir déminer les légitimes revendications des manifestants ne servira pas la cause d’un dialogue désormais coupé. A l’initiative du SNUIPP-FSU, après le défilé au départ de la place Victor Hugo, les parents et enseignants réunis dans le square Jean-Zay n’ont pas demandé autre chose que le retrait de la loi Blanquer.

LOI BLANQUER MANIFESTATION HIRSON 2019 Jean-Pierre Clavère 2A l’instar de nombre de syndicats, d’enseignants et de parents, Jean-Pierre Clavère y voient la mise sous tutelle des Directeurs d’écoles placés sous l'autorité du Principal de collège, et, par là même, la disparition du lien entre les familles, les élus et l'école. De plus, l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à trois ans se traduira par une dépense supplémentaire des communes au profit des maternelles privées avec la possibilité octroyée aux jardins d’enfants d’assurer « l’instruction obligatoire » et, pour les étudiants de BAC +2 de remplacer des profs absents.

LOI BLANQUER MANIFESTATION HIRSON 2019 marche Jean Zay 2

En parlant de la réforme, à l’Élysée, le Président de la République avait indiqué aux élus des Hauts-de-France : « Sans consensus, il faut remballer ». Hier, en fin de journée, Jean-Jacques Thomas l’a pris au mot. « Remballons » proposa-t-il à l’auditoire réuni au cœur du groupe scolaire Jean Zay.