Sincère et vrai. Depuis ses seize ans et ses premiers textes, Depuis dix ans, Ridsa continue de faire ce qu’il aime. Si, pour lui, tout a vraiment démarré en 2015 avec « Là, c‘est die », son dernier album, « Vagabond » notamment, présenté à Hirson, le jeune rappeur se livre davantage avec son arrivée à Paris, ses nuits passées sous un banc. Lorsqu’il chante « Je t’ai décroché de cette corde », il se confie et réussit à vaincre sa pudeur pour s’adresser à sa mère devant les cinq cents spectateurs massés salle Carpentier.

Nombre de ces fans l’ont d’abord suivi sur « You tube » avant de transformer six de ces singles et ses deux premiers albums « Tranquille » et « Libre » en platine et en or. « Vagabond » semble devoir se parer du même métal. En attendant, sur scène, l’artiste affiche la même sincérité. La musique urbaine demeure l’occasion de faire passer un certain nombre de messages. Il n’est plus contraint de faire la manche, mais n’a pas oublié d’où il vient, « là où les gens se demandent s’ils passeront l’hiver ».

Libre, Ridsa a « retourné la terre pour retrouver l’envie et de nouveaux repères ». Comme dans « Tranquille », à Hirson, il vit sa life et tout autant sa night. En numéro 10 de son équipe musicale, le passionné de foot, a superbement mené son jeu. Une certitude, toujours présent sur les réseaux, son public hirsonnais n’a pas envie de se « Désabonner ».