23e RENCONTRES TRANSFRONTALIÈRES BALLET PÉROU danseuseA lui seul, le nom du Festival mondial de Saint-Ghislain constitue un gage de qualité. Depuis près de vingt ans, la collaboration nouée avec les Transfrontalières hirsonnaises garantit salle de l’Eden la présence des plus grands ballets nationaux. Avant le Brésil vendredi soir, la veille, devant une salle comble puisqu’il fallut ajouter la totalité des chaises disponibles, l’ensemble « Jallmay » rappela l’importance des influences africaine, espagnole et lusitanienne dans la culture péruvienne.

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De la satire des esclaves noirs de la région de d’Arequipa au Festejo, autre rythme africain lié au rite de l’amour et de la fécondité, en passant par les danses intemporelles des célibataires, l’inspiration des esprits de la Pachamama ou, encore, les rituels de gratitude envers les montagnes, la richesse péruvienne trouva d’autant plus matière à s’exprimer que la musique accompagna chacun des tableaux avec le tempo donné par les cajòn, issus des tambours africains importés lors de la conquête du pays.

23e RENCONTRES TRANSFRONTALIÈRES BALLET PÉROU robes rougesLes danses guerrières et d’indépendance rappelèrent, également, l’Histoire troublée du pays, des Shapish refusant la domination incas à la tristement célèbre guerre de 1879 contre le Chili, aujourd’hui, considérée comme danse nationale. Plus pacifique, l’Andy Sheati témoigne, elle, de la bienvenue des communautés indigènes de Shipibos. Issus des mouvements des semis et la récolte des pommes de terre, inspirée par l’amour, l’Huaylarsh est devenue une danse de carnaval. L’occasion, comme à Hirson, de prolonger la fête.