APPEL 18 JUIN 2019 DÉPÔT GERBE« La France n’est pas seule. Elle n’est pas seule. Elle n’est pas seule. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ». En uniforme, le jeune Gaylor Chauderlier donna un écho particulier à la commémoration de l’appel du 18 juin. Pour sa part, après avoir fleuri le monument dédié à la paix et aux victimes de toutes les guerres, à partir du sacrifice de l’historien Marc Bloch, Jean-Jacques Thomas s’attacha aux conditions qui précédèrent à la débâcle de 1940 et aux renoncements successifs d’un Gouvernement dont certains membres affirmaient préférer « plutôt Hitler que le Front populaire ».

APPEL 18 JUIN 2019 JJT pupitreVoici 75 ans, en effet, quasiment jour pour jour, le 16 juin 1944, auteur de « L’étrange défaite », écrit à l’été 1940, torturé à plusieurs reprises après son arrestation, Marc Bloch est exécuté avec 29 autres résistants sur le bord d’une petite route de l’Ain. Au lendemain de la défaite, ce brillant intellectuel expliqua sa douleur et son humiliation. Comme Charles De Gaulle, il impute la débâcle « aux erreurs de commandement ». A propos des années 30, il écrit : « paresseusement, lâchement, nous avons laissé faire. Nous n’avions pas deviné le nazisme ».

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Il est vrai que les élites françaises de l’époque n’avaient pas pensé la guerre moderne, repliées sur une stratégie de fortifications aux dépens du mouvement. De son côté, dans ses Mémoires, le chef de la France libre pointe « la chorégraphie d’attitudes et de combinaisons menée par un ballet de figurants professionnels ». Jean-Jacques Thomas d’expliquer pourquoi l’appel du 18 juin « ne doit jamais être séparé de son contexte et des conditions de l’avènement du régime de Vichy. Plus que jamais, cette commémoration reste une leçon d’Histoire ».