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8 août 1956. Il est 8h10 à Marcinelle, dans le charbonnage du Bois du Cazier. Deux câbles sectionnés par la cage qui descend enflamment les galeries du puits. L’explosion et l’absence de ventilation ne laissent aucune chance aux malheureux. Le bilan est terrible. 262 hommes périssent dont 136 Italiens arrivés en Wallonie pour, eux aussi, y fuir la pauvreté. Parmi les autres victimes, des mineurs de douze autres nationalités.

MARCINELLE BOIS DU CAZIER 2019 mineursHier, à 8h10, sur le carreau de la mine, le 63e anniversaire de la tragédie fut célébré avec beaucoup d’émotion. Alors que ciel manifestait la même tristesse, la cloche « Maria Mater Orphanorum » tinta à deux cent soixante-deux reprises tandis qu’étaient égrenés les noms des victimes. Sous la photographie géante en noir et blanc du corps d'un mineur remonté de la fosse sur un brancard, avant que Jean-Jacques Thomas et Laurent Hernoux ne déposent la gerbe de la ville d’Hirson, cité jumelée après la solidarité témoignée par la population hirsonnaise, Michèle dont le corps de son père ne fut jamais identifié regretta cette « ultime injustice d’une vie de misère ».

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Elle portait le noir du deuil, mais également de la mort. 1956, c’était il y a longtemps, mais c’était hier. Ils avaient de quinze à soixante ans et symbolisent, aujourd'hui encore, le lourd tribut payé au charbon mais, également, à l’immigration.