BALADINS DE L'AVESNOIS 2019 choeur fémininCentre cultuel historique, depuis l’arrivée de Kit Armstrong, l’église Sainte-Thérèse s’affirme désormais comme un centre cultuel à part entière. Après la semaine dernière le quatuor Armida, le clarinettiste Matthias Schorn et la soprano Ursula Thies, samedi soir, les trente-trois choristes des Baladins de l’Avesnois étaient sous les projecteurs hirsonnais. Au programme, plusieurs compositions originales du Letton Eriks Esenvalds et du Norvégien Ola Gjeilo. Grâce à eux, la musique sacrée connaît un renouveau également porté par les trois solistes du chœur nordiste.

BALADINS DE L'AVESNOIS 2019 publicDu reste, la première partie s’acheva sur des chansons de Noël et le Carnaval des animaux et le thème de l’Aquarium, de Saint-Saens, repris par un compositeur britannique et des paroles mêlant l’anglais et le latin. Enfin, chanson populaire de Toscane dédiée à la Vierge Marie, « O Santa Maria vergine », appelée pour guérir Giovanni. Œuvre étrange, mais magnifique, « Misa tango » propose un tension dramatique qui n’est pas sans faire songer à un opéra. Après avoir abordé différents styles, du gospel au jazz en passant par le Requiem, de Fauré, et le « Misa Criolla », de Ramirez, les Baladins ont repris voici deux ans l’œuvre de l’Argentin Martin Palmeri composé en 1996.

BALADINS DE L'AVESNOIS 2019 choeur completAvec tous les éléments d’une messe en latin, kyrie, gloria, credo, sanctus, benedictus, agnus, etc., cette pièce mêle donc musique sacrée et les rythmes profanes du tango. Soutenu par le piano, les phases mélancoliques des choristes préparent les entrées des trois solistes de l’ensemble. Soit quarante minutes saluées par un rappel mérité.