SONHIR 2019 AU NOM DE LA TERRE intervention Christophe Rossignon« Aujourd’hui, les traders spéculent à la bourse de Chicago sur les terres incendiées d’Amazonie ». Producteur militant, originaire de l’Avesnois, Christophe Rossignon aime revenir sur ses terres pour autant partager ses coups de cœur que ses coups de gueule. Du reste, en avant-première, il était venu avec le réalisateur Edouard Bergeon afin de présenter « Au nom de la terre ». Après Avesnes, la veille, il est revenu dimanche au Sonhir, un peu dans son jardin où les producteurs, de lait ceux-là, de « Lait France » l’ont chaleureusement accueilli. Comme si leur combat solidaire trouvait, là, matière à résonnance.

SONHIR 2019 AU NOM DE LA TERRE groupeIl est vrai que le film cartonne. Ce week-end, justement, il a dépassé la barre symbolique du million d’entrées. « A 600 000, on aurait déjà crié au miracle » avoue Christophe Rossignon. A Hirson, 1 812 spectateurs ont été enregistrés en deux semaines et demie et le débat dominical après la projection témoigna d’une incontestable prise de conscience doublée d’une émotion sincère à l’image d’une ruralité désorientée et d’éleveurs de plus en plus désemparés.