CIMETIÈRE LUDOVIC GRISOT 2019 entrée

Le 2 mai, il raccrochera sa casquette et son costume noir de gardien. D’abord affecté le 1er novembre 1980 au carré militaire d’Effry puis d’Hirson, Ludovic Grisot arrive au cimetière d’Hirson le 1er janvier 1996. Un espace qu’il connaît par cœur. Enfant, il y suit déjà son père, André. Avant lui, son arrière-arrière-grand-père, Alexis Thévenin, est déjà le fossoyeur municipal. Son fils, Ferdinand, puis Charles, le grand-père de Ludovic, y ont exercé les mêmes fonctions. Sans aucun plan, ni document, il connaît la quasi-totalité des 6 827 concessions, mais, également, les filiations des défunts. Si l’heure de la retraite sonnera dans quelques mois, pour l’heure Ludovic Grisot guide toujours les vivants dans le royaume des morts. Son royaume.