AUTOUR DU FEU, UN PUBLIC NOMBREUX POUR LE RONDEAU FINAL DES GILLES.
Avec sa bosse de paille et sa barrette, le bonnet de coton blanc, son costume est issu du théâtre populaire inspiré de la Commedia dell’arte. Sont venus après les éléments ruraux : l’apertintaille - la ceinture de petits grelots - et les sabots. Composé de 440 à 490 plumes, le chapeau pèse, quant à lui, entre trois et quatre kilos. Comme le veut la tradition de la Cavalcade, à Hirson, en ville et sur la stade, les Gilles terminent toujours le défilé. Après avoir animé le petit repas froid pris salle Carpentier avec l’ensemble des participants, le groupe s’est retrouvé en musique pour le rondeau final achevé par le brûlage des bosses.
Au départ, le rite du grand feu marque le passage du solstice d’hiver à celui d’été. Chez les Gilles, il traduit la fin de la fête et sa (prochaine) renaissance. Avant le spectacle pyrotechnique, au fil des ans, le rituel wallon s’est transformé. En remplacement des bosses, est sacrifié dans les flammes un mannequin empaillé et affublé d’un vieux costume. Qu’importe, le public était, encore, présent. Extrêmement nombreux.