DE L’OPÉRETTE AUX POLYPHONIES CORSES, LA VARIÉTÉ PERSONNALISÉE DES STENTORS.
La veille, il chantait Puccini dans le Sud de la France. Cependant, baryton, Vianney Guyonnet poursuit avec ses deux complices ténors, Mathieu Sempéré et Mowgli Laps, la carrière des Stentors. Sans forcément se limiter aux autoroutes de la variété, tous trois affectionnent, en effet, l’opérette et l’opéra où ils débutèrent. Cependant, pour son dixième anniversaire, le trio n’oublie pas le répertoire qui l’a révélé. Du reste, le groupe prépare deux nouveaux spectacles : le premier consacré à Johnny Halliday ; le second aux chansons, notamment, puisées dans le répertoire de Ray Ventura.
A Hirson, à l'image d'une salle à nouveau comble, l’éventail s’est, plus largement, ouvert. De « Je vais t’aimer », de Michel Sardou, à « A voce rivolta », chanson tirée des polyphonies corses, pas moins de vingt-sept tubes adaptés avec talent se sont succédé pour le plus grand plaisir d’un public de choristes spontanés.
Avec « La belle de Cadix », « Mexico » et un medley d’opérette, les Stentors sont restés fidèles à leurs premières amours. Sans oublier de convier sur la scène de l’Eden Brassens, Édith Piaf, Claude François, Michel Polnareff ou Stone et Charden. Dès les premières mesures, le public les accompagna. Parfois même a capella. Avec émotion pour « Le chant des Partisans » et les « Corons », de Pierre Bachelet. Deux hymnes populaires. A l’image de cette troisième soirée des Transfrontalières.