LÀ OÙ VÉCUT CAMILLE GRISOT, OÙ IL FUT ARRÊTÉ.
Après la guerre, le choix des noms de rues donnés à des Résistants, des Déportés et des fusillés constitue un marqueur de l’Histoire. A Hirson, comme Albert Réghem, son camarade exécuté, lui aussi, à Saint-Quentin, une rue porte le nom de Camille Grisot. A l’initiative du Souvenir Français, une plaque avec son portrait colorisé par Patrick Caillet vient d’être ajoutée sur sa maison, là où il fut arrêté par la gestapo sur dénonciation d’un Saint-Michellois.
« Face à cette plaque de la mémoire, explique Jean-Jacques Thomas, nous ne regardons pas le passé. Nous nous tournons simplement, mais gravement, vers nos responsabilités ». Pour Marie-Céline Del Fré, la petite fille du FTP, « chacun d’entre nous porte en son cœur le nom d’un héros. Le mien porte celui de Camille Grisot. Un homme ordinaire qui, pourtant, a accompli des choses extraordinaires ».
Ce père de six enfants, rêvait de devenir cheminot pour conduire « les grosses locomotives et voir les beaux pays de France ». Il le devînt en 1937. La guerre et l’occupation allaient cependant faire basculer son destin et une vie fauchée à 32 ans.