ROLAND ET SA CHANSON, DE (RE)DÉCOUVERTES EN RENCONTRES.
« Comte Roland gaillardement combat, mais son corps brûle : le voici tout en nage. Sa rude tête fortement lui fait mal, tempes rompues à corner sans relâche. Voulant savoir si Charles l'entendra, il souffle encore mais n'enfante qu'un râle ». Sur l’une des chansons de geste les plus connues, la performance de Julien Tiphaine lui donne une nouvelle dimension, faisant vivre cette épopée en même temps qu’un grand moment de théâtre.
Pour cette seconde représentation à l’initiative de la Comédie de Picardie, déjà remarqué dans « Les femmes savantes », l’acteur éclate dans ce seul en scène où il incarne tous les personnages de Marsile, roi sarrasin d’Espagne et ennemi de Charlemagne, jusqu’à la mort de Roland à Roncevaux en passant par Ganelon, le félon.
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S’il existe neuf manuscrits, dans la salle de l’Eden, jeune spectateur, Ermanfroi, six ans, avait apporté sa traduction de Joseph Bédier, dédicacée au final par l’acteur qui, lui, s’appuie sur celle de Frédéric Boyer, mettant en scène l’empire fantasmé de Charlemagne, 350 ans après les faits, au moment où l’Europe médiévale se lance dans les Croisades. Ainsi, Roland et sa chanson serviront les expéditions des Chrétiens. Finalement, à Hirson, la Chanson restera, d'abord, un grand moment de découvertes et de rencontres.