11 NOVEMBRE A HIRSON : « AU-DELÀ DES ÉCRITS ET DES MONUMENTS ».
« Loin des stéréotypes guerriers, la République a besoin d'Histoire et l'Histoire, comme la mémoire, ont besoin de liberté. Sans liberté, s’interrogea, hier soir, Jean-Jacques Thomas lors d’une commémoration à laquelle, comme chaque année, sont associées toutes les générations, comment expliquer cette folie meurtrière. La mémoire de la Première guerre mondiale ne s'appuie plus, en effet, que sur des écrits et des monuments qui n'exprimeront jamais totalement la souffrance de ceux qui ont fini la guerre dans la haine ; ni la douleur des gueules cassées, incapables de reprendre le cours de leur vie, elle aussi, brisée ».
Plus d’un siècle après le début d'un cataclysme meurtrier, 111 ans après le déclenchement d'une guerre industrielle et idéologique, dans l’Aisne et à Hirson, le 11 novembre revêt un caractère émotionnel. Il est vrai que la Département, 139 villages furent complément détruits, 461 rasés à plus de 50 % et 235 largement endommagés.
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Avant que ne résonne « La chanson de Craonne », témoignage des souffrances endurées sur le Chemin des Dames, devant une assistance fournie, Jean-Jacques Thomas rappela que « les survivants n'ont jamais pu oublier la violence, le sang éclaboussé, l'incompréhension, le camarade tombé à ses côtés, l'ennemi achevé à la baïonnette ».