CAMILLE BAUER ET DAVID REILAND, LES DÉCOUVERTES OVATIONNÉES DE L’ORCHESTRE DE PICARDIE.
Coup du sort ou coup du chance ? Lorsque peu avant midi, clouée au lit, Adèle Charvet, la mezzo-soprano annonce qu’elle ne pourra se produire à Hirson, en ce vendredi 13, la chance sourit, quand, au pied-levé, Camille Bauer accepte d’accompagner l’Orchestre national de Picardie placé sous la direction de son compatriote belge David Reiland. Certes, elle ne pourra interpréter « Chalk Line », de Caroline Marçot présenté en avant-première au Théâtre des Champs-Élysées.
Bien que le public - nombreux à tel point qu’il fallut ajouter des chaises - n’ait donc pu assister à la première partie, avec « Le Bœuf sur le toit », haut lieu parisien lié à Cocteau, Picasso et Baker elle-même., la prestation du Directeur musical de l’Orchestre de Metz et du Sinfonietta fit l’unanimité des musiciens et de l’Eden.
Restait à la jeune mezzo-soprano d’endosser le brillant costume de la chanteuse, danseuse et meneuse de revue entrée au Panthéon pour ses engagements dans la Résistance et ses combat en faveur des droits civiques et de l’humanisme universel rappelés par Jean-Jacques Thomas.
Sans doute stressée par sa (très) courte répétition, avec « Petite fleur », de Sydney Bechet, Camille Bauer se lança dans les succès d’époque mais, également, dans « Moonlight Serenade », de Glenn Miller, « L’hymne à l’amour », d’Édith piaf, ou « Blowin’in the wind », de Bob Dylan pour terminer par « J’ai deux amours »,
Bissé, ce titre phare de la figure emblématique des années folles fut l’occasion pour le public hirsonnais de réserver à la soliste une standing ovation. Méritée !