CES SACRIFIÉS ANONYMES SALUÉS PAR JEAN-JACQUES THOMAS.
Connus ou anonymes, comme Denise Capriroli, Pierre Poilvé, Jean Delasseaux, et Gilbert Delaporte tombés en pleine jeunesse les armes à la main, d’autres ont été fauchés sur les chemins de l’évacuation ou ensevelis sous les bombes. Lors de la commémoration de la capitulation nazie, Jean-Jacques Thomas est, ainsi, revenu sur des événements méconnus. A l’image des victimes du « Dernier train ». Ce convoi, quitte Hirson le 15 mai 1940, vers 23h. Il ne dépasse pas la gare de Saint-Gobert – Rougeries où il s’abîme dans une excavation profonde creusée par une bombe. Cet accident fait de nombreuses victimes parmi lesquelles Alexis Balitout, employé de chemin de fer, et son fils, Jean, âgé de 10 ans.
Connus ou anonymes, d’autres sont morts après leur incarcération, des tortures, fusillés, liquidés, réduits au silence par les privations, acculés à la misère et au chagrin jusqu’à en mourir. A l’image du Docteur André Colpin, de Georges Cobast, victimes d’un bombardement au camp de Compiègne ou, encore, de Maurice Gaillard, commerçant en nouveautés, rue de Charleville, Résistant, déporté politique, décédé le 6 mars 1945 à Neuengamme.