LE DOULOUREUX DEUIL APRÈS L’INFIME ESPOIR DU RETOUR DE GÉRARD HARBOUX.
Chaque guerre porte en elle sont lots de souffrances. Résistants, l’Hirsonnais Gérard Harboux appartient au groupe des « dix-neuf » dénoncés et arrêtés dans la nuit du 4 au 5 juin 1944. Transféré à la prison de Saint-Quentin, il est, ensuite, déporté à Neuengamme avec 1 651 prisonniers. Lors de l’évacuation du camp, le 3 mai 1945, son navire est coulé par l’aviation britannique croyant avoir à faire à des soldats allemands. Son corps ne sera jamais retrouvé.
Son épouse et ses enfants ont, cependant, longtemps espéré son retour. En vain. A l’initiative du Souvenir Français, sa fille et sa petite fille ont fleuri en compagnie de Jean-Jacques Thomas son cénotaphe. Un moment évidemment chargé d’émotion pour la famille lorsque retentit « le chant des Partisans » interprété par Fanny Izzo en l’honneur d’un père et d’un grand-père disparu à Lübeck, loin de leur foyer.