AVEC SA NOUVELLE SAISON, LA COMÉDIE DE PICARDIE, MIROIR DE SON ÉPOQUE.
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Hier, à Amiens, dans leur théâtre de la rue des Jacobins, Jean-Jacques Thomas et Nicolas Auvray ont présenté la nouvelle saison de la Comédie de Picardie, la 38e pour la Comédie, la 20e pour son Directeur Général. Une programmation articulée « autour de l’Histoire et des combats menés en faveur d’un monde meilleur, plus humain et plus fraternel ». A l’image des Justes, d’Albert Camus, cité en référence par le Maire d’Hirson, fin septembre, la scène régionale s’ouvrira sur « Du charbon dans les veines », de Jean-Philippe Daguerre, récompensé par cinq Molières en 2025.
« Le chant des lions » raconte une autre histoire : celle de la naissance du « Chant des partisans ». De farouche liberté, il en est, encore question avec « Gisèle Halimi » incarnée par Marie-Christine Barrault. Autre engagé, Olivier Mellor soutient, quant à lui, le combat d’ouvrières et d’employées menacées par la fermeture de l’usine Lejaby.
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A Amiens et en décentralisation, la compagnie amiénoise « Art tout chaud » proposera dix représentations de « Le moment ou jamais ». Référence au grand débat national des gilets jaunes, « Doléances », de Stanislav Roquette, nouvel artiste associé, apporte un éclairage régional, également ouligné par « Friterie mon amie », sur l’histoire des baraques à frites et l’arrivée des travailleurs étrangers. Leur engagement est à rapprocher d’une autre tragédie « Les suppliantes », d’Eschyle. Un éclectisme engagé confirmé par les 4 254 abonnés encore comptabilisés à l’aube de cette nouvelle saison.