COSMOPOLITE, LE 40e FESTIVAL DE SAINT-MICHEL S’OUVRE DANS LE TEMPS ET L’ESPACE.
Pour ce 40e anniversaire, même si dans un budget contraint, l’alchimie reste toujours difficile à trouver, le Festival de Saint-Michel s’est achevé en apothéose sur les routes des Balkans. Bien sûr, entre diversité et exigence artistique, les grands chefs d’œuvres classiques ont, évidemment, (re)trouvé leur place. A commencer, en ouverture, par l’Orfeo, de Monteverdi, et plus tard, la messe en si mineur, de Bach.
Cependant, cette édition anniversaire feuilleta avec la même aisance les répertoires de l’opéra et ceux de la musique religieuse. Cependant, grâce à Jean-Michel Verneiges, la diversité saint-michelloise s’exprima de la même manière dans les racines populaires de la musique baroque.
Le concert de Jordi Savall et, le matin, de la soprano Gwendoline Blondeel portèrent les airs puisés dans les cours d’Espagne, de France et d’Italie du XVIIe siècle.
Cependant, l’un des plus grands moments restera la voie des désespérés empruntés d’Est en Ouest depuis vingt ans par les migrants. Proposé par la cheffe autrichienne Christina Pluhar, et l’Arpeggiata, avec une chanteuse bosniaque et grecque, de grands maîtres bulgares, une soprano belge et un chanteur italien, cet original programme s’appuya sur une distribution, elle aussi, cosmopolite. A l’image d’un rendez-vous artistique qui rassembla encore autour de 4 000 spectateurs.