SAPEURS-POMPIERS : LA MOBILISATION S’ACTIVE POUR DAVANTAGE D’EFFECTIF.
Depuis mardi et jusqu’à la fin du mois, l’ensemble des syndicats appelle à la grève pour obtenir des moyens supplémentaires. A Hirson, ce mouvement est repris par l’intersyndicale. « Nous avons les camions mais plus de sapeurs-pompiers à mettre dedans ». En substance, est ainsi résumée une situation qui continue de se dégrader. Au centre de secours Claude Dunas, par exemple, trois postes gelés ont été déplacés sur Saint-Quentin.
Comme ont pu le constater Jean-Jacques Thomas et Fabien Coquelet, Président des Maires ruraux, régulièrement appelés en renfort sur d’autres territoires - y compris lors des feux dans le Sud et le Sud-ouest - les agents du SDIS s’inquiètent des carences accentuées et de ne plus être en capacité de répondre aux besoins locaux. Avec hier matin, déjà 1 593 interventions, leurs sorties ne cessent de croître et la diminution du nombre de volontaires indispensables pour assurer les effectifs de garde pose problème.
Les responsables hirsonnais doivent même élargir leurs demandes jusque Braine. Et les récentes propositions contenues dans le projet de loi ne règlent ni les fonctionnements locaux, ni les fragilités structurelles. La grève - même si professionnels et volontaires - assurent leurs missions de sécurité civile - se poursuit jusqu’au 20 octobre avec un rassemblement à Paris le 29 septembre.