
Ce n'est évidemment pas un hasard si Jean-Louis Aubert a souhaité une avancée de scène pour mieux pénétrer son public. Ils étaient plus de trois mille à se presser devant les barrières lorsque blouson et capuche sur la tête, il s'est lui-même avancé pour un concert de plus de deux heures (1)

Son nouveau CD a bien évidemment servi de trame à ce récital, là où, en 1989 Bertigneac, autre star de "Téléphone", s'était produit. Avec force et dès les premiers accords, chacun avait compris que c'était gagné. Dans l'ancien garage à locomotive, le départ pouvait être donné pour un voyage dans le temps, dans cet autre monde que tous avaient en tête.

Des premiers succès "argent trop cher" jusqu'aux standards repris en choeur parfois a capella, le public ne resta jamais à quai. Loin s'en faut ! Sans doute, savaient-ils, que "locataires" de la terre, ils leur fallait goûter cette poésie jamais démodée, faite de rythme, de sensibilité et d'une présence qui, au troisième rappel, amena chacun à imaginer que Jean-Louis Aubert chantait "que pour toi".

Et lorsque, seul avec sa guitare, une serviette sur les épaules, il revint une dernière fois pour un ultime salut, pour dire que "c'est fini", la foule des grands soirs s'est vraiment prise à rêver à un autre monde.

Et lorsque, seul avec sa guitare, une serviette sur les épaules, il revint une dernière fois pour un ultime salut, pour dire que "c'est fini", la foule des grands soirs s'est vraiment prise à rêver à un autre monde.
(1) Ça change de Calogéro !