16 juin 2006
LE PREMIER MINISTRE DEGAINE, LE GOUVERNEMENT DEGRAISSE !
Les plans sociaux n’épargnent personne. Pas même l’État. Ainsi, 4 400 postes seront supprimés dans la Défense, 3 000 au Ministère des Finances et, pour couronner le tout, 8 700 dans l’Éducation Nationale.
Le Gouvernement peut-il se prévaloir d’un impérieux besoin de délocaliser ses agents ? Estime-t-il devoir transférer ses activités hors des frontières nationales ?
Non, bien évidemment. Dominique de Villepin reste tout simplement fidèle à lui-même.
Sans la moindre pudeur, ni aucune précaution oratoire ; son projet de budget plante le décor avec 15 000 suppressions d’emplois, soit trois fois plus que cette année et presque autant que depuis 2003 !
Décidément, le Premier Ministre fait fort. Et 2007 sera, en la matière, une année record !
L’impact de ce (nouveau) programme d’austérité sera d’autant plus douloureux qu’il touchera de plein fouet l’éducation.
Jamais, ce secteur, pourtant annoncé comme prioritaire, n’aura subi pareille saignée. 8 700 postes passés pour perte et profit : aucun Ministre n’avait osé.
Déjà, à la rentrée 2005, l’Aisne détenait au plan national le triste record du nombre de postes supprimés. Chacun avait alors pu en mesurer les conséquences : de la maternelle au lycée en passant par les écoles primaires et les collèges.
Selon le principe, cher à Charles Pasqua, qui veut que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, Dominique de Villepin a beau déclarer que « la qualité des services publics sera maintenue », personne n’y croit.
Avec des enseignants moins remplacés, des classes plus chargées, comment la qualité de l’enseignement peut-elle être préservée ?
Que dire également des 1 300 agents de la DDE également non remplacés ? Alors que le Gouvernement fait pourtant de la sécurité routière sa priorité, la modernisation et l’entretien du réseau routier se fera avec moins de fonctionnaires ou sur une moindre échelle.
À part ça, les services publics n’auront pas à en souffrir. Il est vrai qu’au rythme où vont les choses, il n’existera bientôt plus de services publics.
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