16 juillet 2006
CONFERENCE RÉGIONALE DES EXÉCUTIFS : JEAN-JACQUES THOMAS PLAIDE EN FAVEUR DU DESENCLAVEMENT ROUTIER ET FERROVIAIRE DE L’AISNE
Jadis programmés dans le Contrat de plan Etat-Région, les grands projets picards ont vécu. Du moins sous leur forme actuelle et quant aux moyens qui leur seront consacrés jusqu’en 2013.
A Amiens, Jean-Jacques Thomas a donc plaidé en faveur des priorités axonaises et pour que la Picardie s’exprime d’une seule voix.
Si depuis 2000, 126 millions d’euros ont été investis dans la création d’activités économiques, 314 millions dans le cadre de vie et 199 millions dans l’aménagement du territoire, l’avenir s’annonce d’ores et déjà problématique.
Si l’Etat prévoit d’achever ses programmations jusqu’en 2008 en versant ses participations attendues aux départements, la modernisation espérée de la RN 2 entre l’Ile de France et Villers-Cotterêts semble acquise.
250 MILLIONS CONTRE 475 AUPARAVANT
Pour le reste, le Contrat de plan qui s’achève en décembre aura permis de mobiliser 981 millions sur les trois départements. Or, sur la période 2007-2013, les crédits d’Etat sont limités à 250 millions contre 475 sur la précédente période.
De ce fait, les négociations à venir seront forcément serrées. D’autant plus que le volet routier sera retiré des futurs Contrats de projets et que les fonds européens, hormis Interreg, eux aussi, subiront une diminution de 243 millions d’euros, soit une perte de 30% par rapport à la précédente programmation picarde.
Qui plus est, l’aménagement des zones d’activités, la construction d’usine ou de bâtiments relais, les hôtels et les pépinières d’entreprises, les aménagements urbains, les investissements touristiques et culturels ne seraient plus éligibles à l’Objectif 2.
A l’initiative de Claude Gewerc, Président du Conseil régional, la Conférence régionale des exécutifs a réuni le 12 juillet les Présidents des Conseils généraux et des intercommunalités.
LA FIN DU SOUTIEN AUX ESPACES LES PLUS FRAGILES
A cette occasion, Jean-Jacques Thomas a donc énoncé les priorités axonaises en matière de transport, de développement économique, d’enseignement supérieur, de recherche, d’environnement et de cohésion sociale.
S’il a regretté que l’Objectif 2 s’éloigne de l’idée d’aménagement concerté et équilibré du territoire, il a dénoncé la suppression des zonages des fonds européens et donc la fin du ciblage des aides au profit des espaces les moins favorisés.
S’agissant de la modernisation du réseau routier, le 1er Vice-Président du Conseil général a réaffirmé la nécessité de poursuivre la modernisation de la RN 2 au nord de Laon et d’inscrire les RD 43 au départ des Ardennes; 1, entre les bassins de Soissons de et Saint-Quentin ; et 8, pour désenclaver le bassin d’emploi de Bohain-Fresnoy ; parmi les priorités régionales.
AUCUNE VILLE DE PICARDIE A PLUS D’UNE HEURE D’UNE GARE TGV
De même, Jean-Jacques Thomas a demandé que l’accès à Paris et à Roissy par le rail soit amélioré, que le projet de plate-forme fret de Tergnier soit retenu et « qu’aucune ville de Picardie soit à plus d’une heure d’une gare TGV. »
Pour lui, l’enseignement supérieur demeure la troisième priorité axonaise avec « l’implantation à partir de l’INRA d’un pôle de recherche et de transfert de technologie. » Un choix, du reste, approuvé par Claude Gewerc.
L’insertion, la gestion des risques d’inondations et la réhabilitation du patrimoine avec, pour l’Aisne, un plan spécifique « cathédrale », le Familistère de Guise, la Porte de Coucy, Vauclair et l’Abbaye de Saint-Michel ont encore alimenté les débats amiénois.
Enfin, le Maire d’Hirson a demandé que le nouveau programme européen FEADER « ne serve pas uniquement de variable d’ajustement au démantèlement de la politique agricole commune. » Il a, au contraire, réclamé que ce nouvel outil aide « la diversification économique en milieu rural et le développement intégré. »
Commentaires