24 novembre 2006
MANIFESTATION DES SAPEURS-POMPIERS A PARIS: "AUCUNE REVENDICATION AUSSI LÉGITIME SOIT-ELLE NE PEUT JUSTIFIER LA VIOLENCE."
"Des débordements et des actes de violence ont émaillé la manifestation des Sapeurs-pompiers organisée à Paris, mardi 21 novembre après-midi.
Aucune revendication – aussi légitime soit-elle - ne saurait justifier de tels agissements.
Les faits de violence décrits sont condamnables. Je les condamne.
La violence en soi est condamnable. Je la condamne.
Elle est là, plus condamnable encore, car elle semble avoir été utilisée par quelques hommes dont le métier est justement de porter secours.
Je me garderai, en tant que Président du Service départemental d’incendie et de secours, à tout amalgame et à laisser penser ou croire que tous les Sapeurs-pompiers de l’Aisne se retrouvent dans ces actes.
Je sais que, dans leur grande majorité, ils souffrent et sont, eux aussi, atteints par ces faits déplorables qui dénaturent et dévoient leurs engagements.
De plus, ce sont des agents publics, comme eux, qui se sont retrouvés blessés, dans l’exercice de leur profession. Qui plus est, parmi eux, des Axonais.
Je parle des gendarmes et des policiers. Ceux-là même, avec lesquels, au quotidien, ils contribuent à la protection des personnes et des biens.
Ainsi, je me dois d’abord de redire ma tristesse et mon soutien aux forces de l’ordre et à leur famille qui ont, en cette occasion, souffert. D’autant plus que, parmi les gendarmes mobiles blessés et hospitalisés, trois sont hirsonnais et appartiennent à l’escadron 22/9.
Avant de tirer les conclusions nécessaires, il convient bien évidemment de laisser la justice faire son travail. Toutefois, s’il est démontré que des exactions ont été commises par des Sapeurs-pompiers de l’Aisne, je ne saurais le tolérer et tolérer tout comportement de ce type au sein de ce département.
Si les Sapeurs-pompiers professionnels ont, de par la Constitution, des droits syndicaux dont je m’assure toujours du respect, ils ont, en conséquence, des devoirs qui doivent être respectés par tous et connus de tous.
J’ajoute que ces actes, éminemment douloureux, ne peuvent être commis que par une minorité. Néanmoins, ils blessent, dans leur dignité et leurs valeurs, la grande majorité des Sapeurs-pompiers de l’Aisne.
Que ceux-là soient assurés de mon soutien, de ma fermeté et de ma constante confiance dans l’exercice de leur noble mission.
Enfin, j’appelle le Gouvernement à rouvrir sans tarder les négociations et à privilégier l’indispensable dialogue social dans un véritable esprit de responsabilité."
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