30 décembre 2006
DEPUIS TREIZE ANS, LES MAILLONS D'UNE MÊME CHAÎNE …
S'il est des instants privilégiés, intemporels dirait Joël, l'anniversaire constitue un moment particulier. Non pas, parce qu'il mesure le temps qui passe. Ni même le temps passé. N'importe quel autre jour remplit cette fonction.
Non, depuis treize ans, le 30 décembre reste à la fois le jour de mon anniversaire - depuis 1956 du reste - et, surtout, de la fête, celle des amis, de ceux pour qui ce mot revêt encore une importance.
Chacun d'entre eux est différent, mais sur le Canton, ils composent une même chaîne dont il constitue un maillon, solide et fort.
Une fois l'an, l'emploi du temps et l'agenda n'existe plus. Seul compte ce rassemblement aussi simple qu'essentiel. Autour de la table, chacun retrouve alors sa place et les souvenirs qui me rattachent à chacun d'eux.
Marcel et Bernard ont aujourd'hui voulu marquer ce cinquantième anniversaire et la Florentine offerte, œuvre de bois, d'acier et de verre de Jean-Pierre Bocquel, y occupe une place toute particulière.
D'une part parce qu'elle est unique et d'autre part parce que sa conception à partir de pièces d'usinage, de récupération, de moteur et d'anciennes traverses SNCF nous renvoie à l'Histoire de notre Canton.
Elle rappelle que de chemin de fer a autant modelé les paysages que les consciences, que la solidarité, la générosité ont été forgées dans le même métal utilisé pour imaginer ce magnifique cadeau.
Merci donc à Marcel, Bernard, Maurice, Patrick, Jean-Claude, Jacques, Michel, Louis, Gérard, Jean, Jacky, André, Gonzague, Joël et Robert. Grâce à eux, cette année encore, le 30 décembre marque plus qu'une date.
Sans nostalgie, les souvenirs s'égrènent avec le sentiment irremplaçable d'être ensemble et de partager un vrai moment de bonheur.
Chaleureux comme la partie de pièces disputée comme à l'époque, exercice dans lequel Jean-Claude et Maurice excellent depuis le café Balin.
Voilà pourquoi, le 30 décembre ne sera jamais une journée comme une autre. Pas égoïstement par rapport à moi-même mais bien grâce à leur présence, à leur affectueuse et inoxydable amitié.
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