5 avril 2007
HARLEM DÉSIR, A SAINT-QUENTIN : « MÊLER IMMIGRATION ET IDENTITÉ NATIONALE N'EST PAS ANODIN ».
La Fédération de l'Aisne du Parti socialiste est en campagne. Après François Hollande à Hirson, Laon et Soissons, Razzye Hammadi à Soissons, Arnaud Montebourg à Vervins, Harlem Désir était à Saint-Quentin pour un meeting de soutien à Ségolène Royal.
Après l'accueil de Freddy Grésiczak, au titre du MRC de Jean-Pierre Chevènement ; les interventions de Jean-Louis Cabannes, d'Odette Grzegrzulka, candidature aux élections législatives, et d'Anne Ferreira, Jean-Jacques Thomas insista sur la nécessité du rassemblement de la Gauche « un impératif sur Saint-Quentin » et sur la mobilisation de chacun, « conditions de la victoire ».
Le Premier Secrétaire de la Fédération de l'Aisne associa également le développement de la solidarité et l'aménagement équilibré du territoire, opposant « la pseudo décentralisation de la Droite, instrument du démantèlement de l'Etat », à la « démocratie territoriale » prônée par Ségolène Royal.
Pour lui, le partage entre collectivités devient, plus que jamais, nécessaire. Tout comme il est indispensable de s'attaquer aux inégalités engendrées par la fiscalité locale et la diminution des ressources des collectivités.
Un avis partagé par Harlem Désir qui dénonça le programme de Nicolas Sarkozy : la TVA (dite) sociale « en fait, une augmentation de l'impôt pour tous » et la suppression de l'ISF.
La limitation du droit de grève, l'affaiblissement des droits collectifs ou la santé privatisée constituent la base du programme de l'UMP. En rappelant qu'aux USA, l'espérance de vie recule, le Député européen regretta donc les conséquences du libéralisme prôné par Nicolas Sarkozy et son actuelle politique de stigmatisation :
« Il n'est d'ailleurs pas anodin, ajouta-t-il, que désormais immigration et identité nationale soit mêlée ».
Après quoi, avec pédagogie, Harlem Désir développa, les piliers du Pacte présidentiel, appelant à la mobilisation « pour une France plus juste et, forcément, plus forte » puis pour qu'Odette Grezgruzlka puisse, à l'Assemblée nationale, mettre en œuvre les propositions portées par Ségolène Royal.
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