17 avril 2007
90e ANNIVERSAIRE DE L'OFFENSIVE NIVELLE : LES ÉLÈVES DE THIÉRACHE RESSUSCITENT LA MÉMOIRE DES SOLDATS DU CHEMIN DES DAMES.
16 avril 1917. Il est six heures du matin. Alors que l'Etat-major français n'est pas convaincu du bien-fondé de cette décision, pour les milliers de soldats du Chemin des Dames, l'offensive Nivelle débute dans le froid et la boue, les obus. Elle se poursuivra dans le sang.
D'autant que l'ennemi dispose non seulement des renseignements sur le lancement de l'opération mais également d'une position quasi imprenable au sommet de la vallée de l'Aisne.
A Craonne, les Allemands n'éprouvent donc aucune difficulté à repousser les premiers assauts. Fauchés par les mitrailleuses, les fantassins s'effondrent par grappes humaines. Pourtant, Nivelle, qui avait déclaré célébrer la victoire le soir même à Laon, s'en-tête.
Au total, 102 043 Français, de métropole, mais également des colonies perdront la vie sur le Chemin des Dames. Cependant, la victoire de 1918 mettra sous l'éteignoir cette terrible boucherie tout comme les mutineries qui y sont directement liées.
90 ans plus tard, le 16 avril 2007, à six heures, d'autres marcheurs sont montés sur le plateau de Californie avec au cœur le souvenir de ces soldats souvent tombés dans l'anonymat.
Lundi après-midi, après que plus de 60 000 personnes se soient massées dans la nuit sur la route illuminée, 90 enfants des écoles de l'Aisne se sont déplacés dans les cimetières de ce vaste champ de bataille pour y fleurir les sépultures des combattants français, mais également allemands tués le 16 avril 1917.
Parmi eux, Clément Pérot, élève de CM2 de l'école du Centre d'Hirson, s'est rendu à Cerny, accompagné de son institutrice Michèle Trévin, de Jean-Jacques Thomas et de Francis Vilaire.
DES ENTRAILLES DU CHAMP DE BATAILLE
Après un travail à l'école mené avec l'ensemble des élèves, le jeune garçon, élu par la classe, est parti à la découverte de deux soldats : Ouattara Sory, né en 1887 à Houmadara, dans le département du Soudan et enrôlé à Bamako. Ce Sergent du 70e bataillon sénégalais tombera dès la première offensive.
Tout comme le Lieutenant Hans Kühne, tué le même jour, et associé dans ce même hommage aussi simple que solennel.
A Pontavert, Maxime Habrylo, élève de sixième du Collège Cobast, a, quant à lui, fleuri en compagnie de Nicolas Quédé, professeur d'histoire, la tombe d'Aristide Bruant, fils du célèbre chansonnier, Capitaine au 89 régiment d'infanterie et lui aussi fauché dans l'Aisne.
Enfin, sous la conduite d'Emilie Blary, Emilie Poulet et Lou-Anne Valée, de l'école d'Effry se rendirent à Craonnelle pour rendre hommage à Jean Joseph Richard et à Jean Dougnac, deux fantassins dont les noms, comme ceux de leurs camarades, résonnèrent dans les profondeurs de la Caverne du Dragon.
Après qu'Yves Daudigny ait rappelé la signification de cet anniversaire, les Conseillers généraux présents appelèrent un à un les quatre-vingt-dix soldats. En écho, dans le silence des lieux, chaque élève leur répondirent, ressuscitant du même coup ces hommes trop tôt disparus.
Un moment de réelle émotion au plus profond des entrailles du champ de bataille.
D'autant que l'ennemi dispose non seulement des renseignements sur le lancement de l'opération mais également d'une position quasi imprenable au sommet de la vallée de l'Aisne.
A Craonne, les Allemands n'éprouvent donc aucune difficulté à repousser les premiers assauts. Fauchés par les mitrailleuses, les fantassins s'effondrent par grappes humaines. Pourtant, Nivelle, qui avait déclaré célébrer la victoire le soir même à Laon, s'en-tête.
Au total, 102 043 Français, de métropole, mais également des colonies perdront la vie sur le Chemin des Dames. Cependant, la victoire de 1918 mettra sous l'éteignoir cette terrible boucherie tout comme les mutineries qui y sont directement liées.
90 ans plus tard, le 16 avril 2007, à six heures, d'autres marcheurs sont montés sur le plateau de Californie avec au cœur le souvenir de ces soldats souvent tombés dans l'anonymat.
Lundi après-midi, après que plus de 60 000 personnes se soient massées dans la nuit sur la route illuminée, 90 enfants des écoles de l'Aisne se sont déplacés dans les cimetières de ce vaste champ de bataille pour y fleurir les sépultures des combattants français, mais également allemands tués le 16 avril 1917.
Parmi eux, Clément Pérot, élève de CM2 de l'école du Centre d'Hirson, s'est rendu à Cerny, accompagné de son institutrice Michèle Trévin, de Jean-Jacques Thomas et de Francis Vilaire.
DES ENTRAILLES DU CHAMP DE BATAILLE
Après un travail à l'école mené avec l'ensemble des élèves, le jeune garçon, élu par la classe, est parti à la découverte de deux soldats : Ouattara Sory, né en 1887 à Houmadara, dans le département du Soudan et enrôlé à Bamako. Ce Sergent du 70e bataillon sénégalais tombera dès la première offensive.
Tout comme le Lieutenant Hans Kühne, tué le même jour, et associé dans ce même hommage aussi simple que solennel.
A Pontavert, Maxime Habrylo, élève de sixième du Collège Cobast, a, quant à lui, fleuri en compagnie de Nicolas Quédé, professeur d'histoire, la tombe d'Aristide Bruant, fils du célèbre chansonnier, Capitaine au 89 régiment d'infanterie et lui aussi fauché dans l'Aisne.
Enfin, sous la conduite d'Emilie Blary, Emilie Poulet et Lou-Anne Valée, de l'école d'Effry se rendirent à Craonnelle pour rendre hommage à Jean Joseph Richard et à Jean Dougnac, deux fantassins dont les noms, comme ceux de leurs camarades, résonnèrent dans les profondeurs de la Caverne du Dragon.
Après qu'Yves Daudigny ait rappelé la signification de cet anniversaire, les Conseillers généraux présents appelèrent un à un les quatre-vingt-dix soldats. En écho, dans le silence des lieux, chaque élève leur répondirent, ressuscitant du même coup ces hommes trop tôt disparus.
Un moment de réelle émotion au plus profond des entrailles du champ de bataille.
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