26 décembre 2007
LA BELLE HISTOIRE DU BON ACCUEIL.
Le 11 décembre 1998, Louis Besson, Ministre du logement ; inaugure le « Bon Accueil ». Si l'ancien octroi de la ville conserve le nom de l'hôtel qu'il devient, avant d'être de passage, ses pensionnaires sont d'abord marqués par la vie.
Chaque année, ils sont environ deux cents à panser leurs plaies. Parfois celles du corps, toujours celles de l'âme.
Lui, le réfugié politique du Sri Lanka, a plus de soixante ans. Elle est marocaine. Elle est apprentie de restauration. Les autres ont à peine vingt ans, espère un logement, du travail ou simplement retrouver et vivre avec leurs enfants. En ce jour de Noël, ils sont une vingtaine à partager un espoir et la traditionnelle bûche confectionnée par Laurent Blondiau.
Symbole, comme l'a expliqué Jean-Jacques Thomas, du partage et de la chaleur dégagée par celle que le voisin apportait jadis pour la déposer dans l'âtre.
A l'origine, la pièce de bois devait brûler du 24 décembre jusqu'au nouvel an, apportant chaleur et lumière à la veillée. Aujourd'hui, Frédéric Armand veille sur chacun des pensionnaires du « bon accueil ».
L'ancien hôtel a certes changé de vocation, mais les principes qui en 1998 ont prévalu à sa réouverture ne varient pas. Les repas sont pris en commun. L'entretien des communs est réalisé par l'ensemble des locataires qui, tous, acquittent un loyer aussi modique soit-il.
Même si chacun sait qu'il n'est que de passage au « Bon Accueil », il a cependant l'assurance qu'il n'y sera jamais tout à fait seul. Y compris le soir de Noël !
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