8 mars 2008
HIER SOIR A L'EDEN, POUR JEAN-JACQUES THOMAS ET SON ÉQUIPE, CHALEUR ET ADHÉSION, TÉMOIGNAGES ET PARTICIPATION.
« C'était vraiment un sentiment d'énergie collective » : reçue d'un de ses concitoyens au terme de sa dernière réunion publique, cette appréciation a pour Jean-Jacques Thomas valeur de compliment. Pas pour lui, mais pour la liste qu'il conduit, arrivée en compagnie de jeunes Hirsonnais, non pas sur l'air de Rambo, comme son adversaire, mais sur celui de « Bella ciao », le chant révolutionnaire italien.
Le ton était donné dans une salle de l'Eden placée dans la même configuration que la veille pour la liste adverse où toutes les places n'étaient pas occupées et où, hier, il fallut ajouter cinquante chaises alors que l'on comptait, en plus, soixante personnes debout.
Symboliquement mélangés aux jeunes, les candidats rassemblés sur scène - « à l'image de notre cité » expliqua Jean-Jacques Thomas - ont écouté les quatre responsables Gérard Balitout, pour « les Verts », Martine Rambourg, pour le PS, Francis Vilaire, pour les Personnalités ; et Yannick Marlant, pour le Parti communiste ; évoquer leurs engagements, leurs bilans, mais tout autant leur foi en l'avenir et en leur ville.
L'émouvant témoignage d'une famille relogée donna ainsi davantage de force aux propositions d'un permis de louer ou de construction de maisons à basse consommation énergétique. Celui d'une jeune engagée dans la vie sportive, un sens aux mots éducation et intégration.
Le plaidoyer d'un professeur en faveur des réalisations entreprises à Blangy rappela, si besoin était, l'importance d'avoir rendu ce site au public. Enfin, lorsqu'un Responsable syndical souligna qu'il ne fallait évidemment pas confondre une politique de Droite et de Gauche, chacun compris que l'heure du choix approchait.
Un choix et une confrontation dont Jean-Jacques Thomas se félicita. « S'il n'y avait pas de liste adverse en 2001 à qui la faute ? s'interrogea-t-il. Quand même pas à la Gauche ?
Dénonçant, après Gérard Balitout, le faux apolitisme « des Sarkozystes d'il y a huit mois », le Maire d'Hirson détailla nombre de ses réalisations s'étonnant à chaque mois de la faiblesse des autres propositions : « contre-pied du Maire souvent eut-il à l'intention de son challenger, contre-projet pour la Mairie, jamais ». Brocardant l'absence de contenu et de réponse sur sa politique de filières bois, lait et déchets, il ajouta : « le seul recyclage qu'il ait réussi, c'est celui de deux candidats qui abandonnent aujourd'hui la lutte des classes pour celle des places ! ».
Jean-Jacques Thomas demanda tout autant aux électeurs de se prononcer dans un vote en faveur de l'action (municipale) et dans un vote sanction à l'encontre de la politique gouvernementale.
Economie, culture, sports, équipements, services publics, développement durable, gestion et aménagement du territoire : tous les pans du bilan et du programme de la liste furent abordés.
Comme Martine Rambourg le fit avec coeur, le tête de liste hirsonnais rappela l'enjeu du scrutin de dimanche : « votre choix est simple.
Voulons-nous aller de l'avant sur les chemins tracés ensemble du développement durable, de l'innovation ou rendre les clefs de notre ville à ceux qui pendant douze ans, déjà sous couvert d'un faux apolitisme, l'ont tenue pour leur propriété ? »
Evoquant le tract (aussi jaune qu'encore anonyme) le visant et distribué hier soir, après un Francis Vilaire des grands soirs, Jean-Jacques Thomas s'étonna que ses adversaires estiment que la campagne ne soient pas à la hauteur des enjeux. « Sans doute, expliqua-t-il, parce qu'eux, ne le sont pas ! ».
Demandant à chacun de se mobiliser, il souhaita que chacun se souvienne de Jules Décamp, de Raymond Fischer, Raymond Mahoudeaux et Maurice Brugnon, eux aussi, souvent calomniés et insultés :
« Nous leur devons la victoire, conclut-il, et plus encore à nos enfants et petits-enfants » tandis que debout le public reprenait le refrain de « Bella ciao » et que sur scène, main dans la main, la liste constituait une fraternelle chaîne d'union.
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