6 juin 2008
34e DEMEURE DE THIÉRACHE : SUR LES TRACES DE MATISSE A LESQUIELLES-SAINT-GERMAIN.
Au sommet de la vallée de l'Oise, Lesquielles Saint-Germain bénéficie d'une situation géographique privilégiée. Henri Matisse ne s'y était d'ailleurs pas trompé puisqu'en 1903, il y séjourna pendant six mois, avant de rejoindre Paris.
Le peintre y installa son chevalet pour y peindre la rivière et les rayères. Cette petite chute d'eau où l'Oise se partage en deux bras, qui donnèrent naturellement son nom à la 34e Demeure de Thiérache, inaugurée par Thérèse Beaufort, l'ancien Maire, son successeur, Daniel Cuvelier, Conseiller général ; Charles Wattelle, Conseiller régional et Jean-Jacques Thomas. Le 1er Vice-Président de l'Assemblée départementale souligna du reste l'environnement particulier du site lié à la présence de l'eau « élément intimement lié à l'histoire de la Thiérache » et à sa dimension européenne.
Reconvertie en meublé de tourisme, l'ancienne maison éclusière s'inscrit, en effet, dans le cadre du programme européen « Interreg » et plus spécialement de valorisation fluviale.
« Du reste, rappela Jean-Jacques Thomas, le tourisme ne cesse de se développer et il constitue une chance pour un territoire à deux heures des grandes métropoles nord européennes ». Daniel Cuvelier et Thérèse Beaufort soulignèrent également combien cette action complète toutes celles qui participent à la valorisation des activités de pleine nature, qui augmentent la capacité d'accueil et d'attractivité pour les clientèles en quête d'authenticité, de quiétude et de découvertes culturelles.
Ce n'est pas un hasard si les tours opérators néerlandais se sont intéressés à la demeure de Lesquielles qualifiée de « gîte insolite » d'autant plus qu'elle associe développement durable avec l'utilisation des matériaux locaux d'un chauffage à pellets et modernité avec un mobilier contemporain …doté d'une connexion Internet.
Opération pilote, cette réhabilitation de qualité a bénéficié d'une contribution financière non négligeable de l'Union européenne (50%), de Voies Navigables de France et du Conseil Général de l'Aisne, de la Communauté de communes de la Région de Guise (10%) et de la commune à hauteur de 5% sur un coût total de 170 000 €.
Jean-Jacques Thomas de conclure : « La volonté commune a permis non seulement la réhabilitation de cette maison pontière mais aussi de la maison éclusière de Vadencourt… devant le pont-canal qui a défrayé la chronique il y a déjà deux ans en menaçant de s'effondrer interrompant du même coup la navigation sur la Sambre.
Voir à nouveau passer les bateaux de plaisance sur ce canal : voilà l'objectif commun au territoire et dans un souci d'évasion, le vœu des locataires des « Rayères ». »
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