9 mai 2009
A SAINT-MICHEL AUSSI, LA RÉCONCILIATION N'EST PAS L'OUBLI.
(Photo Jean-Marie DEGORGE)
Défilé avec les majorettes « les libellules », lâcher de pigeons, sonnerie par la batterie-fanfare « Jeune France », marseillaise interprétée par la Lyre municipale : hier, la commémoration de la capitulation nazie rassembla place Rochefort à Saint-Michel élus, associations patriotiques et locales. Après que Thierry Verdavaine ait évoqué la fin du second conflit mondial, Président de la section des anciens combattants, Francis Anacléto rappela à son tour le printemps de 1945 au cours duquel chacun attendait une embellie espérée depuis cinq ans et demi.
« Hélas, fut-il rappelé, le bruit des armes, la tuerie ou l'asservissement des minorités n'ont pas cessé dans le monde. Une fois de plus, il apparaît que la paix n'est pas seulement l'absence de guerre, mais qu'elle exige une volonté, patiente et tenace, de maintenir le cap, de respecter les accords signés, d'encourager tout ce qui peut contribuer à l'entente et à la collaboration de tous les pays dans le monde ».
(Photo Jean-Marie DEGORGE)
En citant le message de la Fédération nationale des combattants prisonniers de guerre-CATM, Francis Anacléto prôna donc « la réconciliation entre les peuples dans le respect des Droits de l'Homme et de sa dignité ». « Pour autant, dit-il, la réconciliation n'est pas l'oubli. Aussi est-il important que les parents, les enseignants, les hommes et les femmes de bonne volonté proposent à la jeunesse de s'engager dans un passionnant travail de mémoire. Nous le devons à tous ceux qui ont donné leur vie pour que la liberté triomphe ».
De souhaiter : « Qu'ils leur apprennent aussi que la Paix exige de chacun de nous de pratiquer la tolérance et la solidarité ».
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