14 mai 2009
A EFFRY, JEAN-JACQUES THOMAS EN APPELLE A UNE APPRÉCIATION LUCIDE DU PRÉSENT.
« Faisons-nous délateurs pour nous rendre innocents » : en citant Barthélémy Imbert devant le monument aux morts d'Effry, Jean-Jacques Thomas rappela combien dans une France écrasée et divisée, l'occupation et le régime de Vichy avaient occasionné de lâchetés et de trahisons. « Par peur, par intérêt, par idéologie aussi, ajouta-t-il, combien de juifs, de Résistants ont été dénoncés, torturés puis déportés ? Beaucoup n'en sont jamais revenus ».
Lors de la commémoration de la capitulation nazie, le 1er Vice-Président du Conseil général s'est donc interrogé de savoir si l'Histoire ne risquait pas de bégayer, si d'autres incitations à la délation n'étaient pas possibles, si de par le monde, les dépositaires de l'ordre nouveau n'imposaient pas leurs volontés liberticides. Pour lui, l'espoir d'un monde nouveau passe, en effet, par une appréciation lucide du présent. « D'où l'importance, dit-il, de se rappeler comment voici plus de soixante ans, l'opposition redonna l'espoir, le refus permit la renaissance et la résistance rendit sa vertu à la République ».
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