15 juin 2009
L'AUTRUCHE N'EST PAS UNE POSITION POLITIQUE.
L'échec est là. Cinglant et d'autant plus flagrant que le résultat de 2004 n'avait jamais été aussi bon dans l'Aisne comme au plan national, la Droite était alors au plus bas. Retour du balancier électoral ? En partie, en raison d'une abstention qui ne cesse de progresser et s'apprécie désormais comme un acte politique à part entière, comme un avertissement en tout cas du peuple de Gauche et de l'électorat socialiste à ses dirigeants.
Certes, l'UMP réalise en France le plus mauvais score de toutes les Droites européennes, mais au final, les partis socio-démocrates accusent, eux un net recul. Dans cette période de crise, de doute et d'anxiété ; dans un département qui a toujours manifesté la plus grande défiance vis-à-vis de l'Europe, le réflexe conservateur peut s'expliquer, mais l'argument ne peut à lui seul suffire.
En tournant (enfin) la page du congrès de Reims, le PS avance, mais ne se dédouanera pas d'une profonde remise en cause. La Droite l'opéra de manière salutaire au lendemain de sa déroute de 2004. Les militants l'exigent, les électeurs l'attendent . Pas simplement un rafistolage de circonstance, un nouveau pansement posé sur une blessure réouverte. Non, il faudra un peu de temps pour d'abord s'accorder sur la nécessité puis engager une orientation idéologique qui ne soit pas seulement un moyen d'écarter mais de rassembler. Le Parti socialiste et bien au-delà.
Si les Ecologistes ont remporté des élections européennes qui, par nature, leur sont plutôt favorables, c'est bien l'écologie politique qui a triomphé avec un idéal et une prise de conscience qui dépassait largement des noms alignés sur une liste.
A partir de là, se posera pour les Socialistes la question des alliances, d'abord au sein du Parlement européen, puis au plan national. Le processus est engagé. Pas encore la dynamique qui évitera au PS de demeurer en vase clos pour s'ouvrir, à partir d'une orientation claire, à l'ensemble de la Gauche et des progressistes.
Les primaires ouvertes font peur ? Moins en tout cas que le résultat du 7 juin et la défiance que les électeurs ont manifesté en restant massivement chez eux !
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B