MEETING INTERNATIONAL DE SAUT EN HAUTEUR : LE PARI (GAGNANT) DU PARTI-PRIS HIRSONNAIS.

Jean-Jacques Thomas l’a rappelé au micro de Christophe Damien, duettiste avec Vincent Martin, l’âme de ce concours lancé un peu comme un pari - « et si l’on réunissait à Hirson les meilleurs Français pour leur permettre de réaliser les minima des championnats de France ? » - l’initiative en revient à Benoît Lapeyrie. D’excellent niveau, ce spécialiste hirsonnais de la hauteur a donc lancé les invitations à ses amis. Pour le Maire d’Hirson, la condition sine qua non était d’éviter de tomber dans le sport showbiz et donc, d’entrée, de bannir les primes à l’engagement.
Encore fallait-il les compenser par l’ambiance. La qualité de l’accueil a fait le reste. Les premiers sponsors – dont le père de Christophe Damien, Eiffage, les Conseils régional et général – ont cru au projet et, aujourd’hui, les athlètes européens se déplacent à Hirson pour y réaliser les minima pour les championnats … internationaux.

Plusieurs sauteurs l’ont d’ailleurs redit : dans les compétitions – de la plus petite à la plus grande – ils sont souvent confinés dans un coin du stade où ils passent au second plan face aux épreuves reines du sprint ou du fond. Au contraire à Hirson, ils sont les rois de la soirée. Les spectateurs vibrent au rythme de leur musique. Ils réagissent et les encouragent. L’ambiance est là.
Désormais, la renommée d’Hirson dépasse les frontières hexagonales. Chaque année, après la compétition, les athlètes confirment leur envie de revenir et ils reviennent. Le fait que Benoît Lapeyrie se soit donc vu remettre le « Picastar » pour la meilleure organisation 2009 témoigne ainsi du chemin parcouru et d’une certaine fidélité aux engagements du départ.
Des engagements plus que jamais à la hauteur !