FERMETURES DE CLASSES SUR LE CANTON : LA MOBILISATION MONTE D’UN CRAN.

« Touche pas à mon école ». « Les gamins, on s’en fout. Tout ce qui compte, c’est c’est les sous ». « J’aime mon école, alors n’y touchez pas ! ». Dans la cour de l’école Jean Zay, les pancartes ont fleuri et voilà bien longtemps que deux cents personnes ne s’étaient pas déplacées pour manifester leur opposition à la carte scolaire et non pas, uniquement, au projet de fermeture d’une classe dans une seule commune.
Au nom de l’ensemble des élus, Jean-Jacques Thomas souligna d’ailleurs les méfaits d’une réforme de l’Education nationale qui, dans l’Aisne, favorise à la prochaine rentrée la disparition de 45 postes pour seulement trois ouvertures. Pour lui, la disparition de l’IUFM au profit du Master d’éducation coûte déjà au département trente postes.

« Nous sommes ainsi passés d’un système où l’Inspection académique fermait ou ouvrait des classes en fonction du nombre d’élèves à un système ou on ouvre, ou on ferme en fonction du nombre d’enseignements. Demain, ils seront recrutés sur des contrats à durée déterminée et ils pourront ainsi être jetés comme des kleenex ».
Outre les parents d’élèves de Jean Zay dont la disparition d’une classe augmenterait la moyenne à près de vingt-sept par classe, la mobilisation touche désormais les parents et les enseignants de Vervins, Mondrepuis, Saint-Michel, Wimy-Effry. « C’est la seule façon de faire reculer l’Education nationale, expliqua d’ailleurs Jean-Pierre Clavère, représentant du SNUipp, et la mobilisation ne faiblira pas jusqu’au Conseil départemental de l’Education nationale, prévu le 20 avril à Laon ».