DISTINCTION ET RÉCITATION : SAINT-MICHEL ENTRE TRADITION ET PARTICIPATION.

Avant de fleurir en compagnie de Jean-Jacques Thomas et du Représentant de la Gendarmerie le monument saint-michellois, Louis Divry, Adjoint au Maire, a, samedi, rendu hommage aux combattants de l’ombre, dénonçant le racisme et l’idéologie nazie. En ce soixantième anniversaire de la victoire de 1945, l’élu rappela également combien il importait de se souvenir de « tous ceux qui ont souffert, militaires et civils, tombés au combat ou sous les bombes, pourchassés, déportés, victimes de l’antisémitisme, du racisme, de l’obscurantisme ».
A Saint-Michel, où la semaine prochaine, l’association du souvenir de mai 40 commémorera les combats du carrefour de l’Etoile, la cérémonie du 8 mai fut, également, l’occasion de rendre hommage aux combattants du printemps 1940 qui « sur les sols de Norvège, de Belgique et de France, tentèrent d’enrayer autant qu’il fut possible l’avancée des armées allemandes, en dépit des conceptions stratégiques dépassées et des errements du Commandement ».

Symbole de la paix aujourd’hui retrouvée, les pigeons de la société colombophile s’élevèrent également dans le ciel azur tandis que les élèves du collège César Savart récitaient des textes rédigés en classe. Toujours devant la stèle, pour trente années de service, Marcel Ply reçut des mains de Jacques Raguet l’insigne des porte-drapeaux. Entre tradition et participation des jeunes générations, Saint-Michel a ainsi sacrifié de manière moderne au devoir de mémoire.