NUIT DES MUSÉES A ORIGNY : THÉÂTRE, DANSE, VANNERIE, GASTRONOMIE ET « LE PÉRE OTIN ».

« Les musées ne doivent plus se limiter à ces lieux fermés où s’entassent dans l’oubli des collections et, ainsi, une partie de l’Histoire ». En inaugurant à Origny, la Nuit des musées initiée par Stéphane Morand et l’association « Loisirs et Culture Auriniens », Jean-Jacques Thomas a, de nouveau, plaidé en faveur de ce type de manifestations « populaires et originales ».

Qui plus est, aux abords de l’église, dans la rue étroite qui mène au musée Pigneau de Behaine, le public a répondu présent pour ce rendez-vous festif et convivial où se mêlaient les actrices du « Petit Théâtre » et les figurants costumés de l'association capelloise. Si cette sixième édition s’étend à quarante pays européens, avec souvent des parcours théâtralisés, des installations éphémères, des concerts, des lectures et des contes, chaque structure, petite ou grande, pouvait également établir son programme.
A Origny, la commune proposait donc un voyage dans le temps, de 1900 à 1950, avec, notamment l’implication des élus locaux. Soutane noire et col amidonné, chacun a d’ailleurs salué la présence du Père Otin, mais également le savoir-faire du maréchal-ferrant et des maîtres vanniers, symbole de l’essor industriel aurinien.

Les visiteurs eurent ainsi l’occasion de tester leurs compétences en essayant d’éclisser l’osier thiérachien, de le fendre et de lui donner, toujours à la main, l’épaisseur requise. Produits locaux et dégustation étaient également proposés avec, en prime, la visite gratuite du petit musée et sa collection et l’atelier ludique pour enfants proposé par « Mosaïque Jeunesse ».

Si l’an dernier, en France, près de 1,8 million de visiteurs avaient été répertoriés, la manifestation aurinienne a, de nouveau, connu une fréquentation à la hauteur des espérances. Signe des temps, « l’Amicale danse » lui apporta sa dimension country lors de cette soirée également marquée par des airs du début du siècle dernier, de l’époque de la pompe à bras sortie, pour l’occasion, par les sapeurs-pompiers du CPI.