BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS : L’ABBAYE DE SAINT-MICHEL REVIT SON HISTOIRE EN PICARD.

L’initiative est originale. De plus, elle a trouvé son public. La salle capitulaire, ultime étape du périple, était pleine pour écouter André Meunier conter en ch’ti Saint-Michel et son histoire. La petite et la grande. La langue et la nuit, tout concourrait à rapprocher les événements historiques et les personnages sortis des livres.
Pour cette 6e édition de la Nuit des Musées, le site abbatial et le musée de la vie rurale et forestière avaient convié un tailleur de pierre et Pascal Harbonnier, pour une démonstration de vannerie ainsi que les figurants de l’association « Jeantes la Ville ». En costumes d’époque, ils ont ainsi redonné vie aux héros saint-michellois. Des moines à fondateurs à Jean-Louis Lalouette, riche négociant en grains, membre de l'Assemblée départementale de l'Aisne qui rachète l'abbaye et ses dépendances pour faire don de l'église à la commune.

Lieu de culte, filature de laine, fabrique de chaussures ou orphelinat de jeunes filles, le site abbatial a franchi les siècles. Avec sa faconde, André Meunier est ainsi revenu sur les cloches fondues dans l’incendie de mai 1971 et qui carillonnent à nouveau juste avant le passage à l’an 2000.
De 20h30 jusque minuit, la nuit saint-michelloise a éclairé d’une nouvelle abbaye et les commentaires en picard une proximité à un univers qui en a parfois besoin. Pas de fantôme cependant au pied de l’orgue de Boizard, ni dans les caves comme Belphégor se promenait dans celles du Louvre.