BALLET NATIONAL DU KAMCHATKA : LE PUBLIC SOUS LA MAGIE DES CHAMANES ET DE LA CULTURE NATURE.

A lui seul, le mot fait rêver. Pendu au bout de la Sibérie, entre les mers d'Okhotsk et de Béring, ce royaume de la steppe est bâti sur la glace. Dans ce Grand Nord où le cercle polaire couvre une immense partie du territoire, la musique essentiellement vocale, y demeure en symbiose avec la nature.

A Hirson, d’abord étonné, le public fut ensuite fasciné par le ballet national du Kamchatka et ses danseurs imitant à la perfection les cris mais également les postures des animaux sauvages.
Abstraction des mouvements du monde animal, les danses proposées par ces Lapons aujourd’hui appelés Sàmi ou Nivkhé ont réussi à se transmettre de génération en génération.
La plupart sont liées au chamane tour à tour guérisseur, savant et sage.
Elles lui permettent de pratiquer la médecine grâce à la musique et à la transe. Ses mélodies sont rythmées par ce fameux tambour, représentant le cosmos et censé faire éclater la division entre l'être et le monde.
Les habitants du Kamtchatka sont des pêcheurs et ils savent mieux que personnes faire revivre comme ce fut le cas sur la scène de l’Eden le saumon, le phoque ou la baleine blanche.
Ils chassent également et s’ouvrent même, peu à peu, à l'élevage du renne.
Là encore, thème d’un ballet fabuleusement vivant.

Les Trans’ ont ainsi accueilli des habitants du nord du Kamtchatka qui composent l'Ensemble folklorique national « Mengo ». Dans leurs campements, les Koriaks retrouvent les clés de cette culture authentique, basée sur leur survie quotidienne dans des conditions souvent extrêmes.

Accroché sur l'arrondi du Pôle Nord, ce peuple continue de communiquer avec les esprits par la danse et la musique. A Hirson, les ballets « Mengo » ont également réussi à communier avec le public.