ENTRE CIEL ET TERRE, DANS UNE QUATRIÈME DIMENSION.

Sur cette terre froide, la vie est rude et la foi des chamanes aide les hommes à survivre. Les instruments n’y sont pas sophistiqués à l’image de la guimbarde. La khomouss symbolise toujours les différentes représentations du monde polaire.
Bien que primitive, cette musique touche l’âme, surtout lorsqu’elle s’accompagne de représentations chorégraphiques d’une étonnante modernité, souvent centré le boubièn, ce tambour sur cadre en peau de renne, tenu par derrière grâce à des croisillons en boyaux. Le percussionniste frappe la peau avec une baguette en bois recouverte de fourrure animale tandis que les danseuses imitent le cri des mouettes et les hommes celui des phoques.

De la danse du « gaga », cet oiseau sacré qui plongea dans la mer pour en ramener la terre, à celle du pélican, des mouettes ou du chamane, chacune célèbre la nature en même temps que la vie.
L'attaque d'un ours, la chasse à la baleine, la naissance d'un enfant, la beauté de l'amour et de la toundra, elles sont également prétextes à chanter la fidélité aux esprits tutélaires.