PAMELA HUTE, LA (JEUNE) CLASSE MUSICALE : RIEN A VOIR AVEC LA SECOURISTE AU MAILLOT DE BAIN ROUGE.

Après Rodrigue, la Banda Afro Brasil ou encore les ballets du Kamchatka, la salle de l’Eden ouvrait cette fois ses portes à un concert rock des plus en vogue, mais aussi, l’un des plus prometteurs.
En effet, si les Shaka Ponk ont lancé leur nouvel album en mai 2009 à Hirson et ont connu un franc succès avec une nomination aux Victoires de la Musique, tel est le mal souhaité au trio parisien qui a sorti son premier album le 3 mai et a donc débuté sa tournée par Hirson.

La musique de Pamela Hute est aussi atypique que son histoire, et si la singularité est parfois considéré comme une tare, l’histoire (et le concert de l’Eden) démontrent qu’il peut devenir un formidable atout. C’est le cas de cette chanteuse qui après Hypokhâgne, Lettres modernes et Sciences Po s’est totalement lancé dans la musique.
Avec Igor aux synthés et Ernest à la batterie, Pamela Hute produit un rock à la fois grunge et pop qui fait la part belle à de grandes références : rien à voir avec la Pamela secouriste au maillot de bain rouge, sur scène le public retrouve le son des Beatles (un son très… British), l’influence de PJ Harvey, des Breeders, ou même de Nirvana. Les riffs tranchants de la guitare se mêlent aux notes électroniques des claviers et aux rimshots puissants de la caisse claire d’Ernest.

Un des meilleurs titres du concert, « Tell me more », reflète d’ailleurs l’esprit de ce « power trio rock » : avec des alternances musicales magnifiques, la musique surfe entre les ambiances plaintives, intimistes et les jubilatoires défouloirs électriques. De plus, le tout fut interprété avec une sensualité qui réchauffa un peu plus une salle de l’Eden déjà sous le charme.