BALLET NATIONAL DE COLOMBIE : MUSIQUE DU MONDE ET MÉTISSAGE CULTUREL.

Peuplée, comme l’a rappelé à Hirson le Directeur de la troupe, Fernando Urbina Chuqin, par les descendants des indiens autochtones, les envahisseurs espagnols et des Africains, la Colombie porte un triple métissage « révélé grâce à des trésors culturels comme le Ballet National Tierra Colombiana ».
Après le ballet national de Buenos Aires et l’ensemble du Kamchatka, sans conteste la révélation de cette nouvelle édition des Transfrontalières, avec des danses pleines de rythmes et de feu, l’ensemble de Bogota a clos les spectacles 2010.
Les vingt danseurs et leurs six musiciens ont su réunir les pages colorées des différentes influences et provinces colombiennes en même temps qu’une sensualité à fleur de peau. De la « joropo » où l’homme « zapatea » claque des pieds, imitant ainsi le cavalier sur son cheval au « Sanjuanero », danse de conquête du courtisant à sa bien aimée, l’ultime spectacle des Trans’ compléta cette semaine placée sous le signe des musiques du monde.
L’influence des caraïbes, mêlée à la flûte typiquement andine et aux tambours africains donna, en effet, à l’ensemble un rythme et une force servis par une technique collective affirmée.
Sur la base des traditions populaires, ce ballet international offrit à l’Eden un spectacle universel. Avec au final, l’invitation faite au public de participer à la fête et les couleurs colombiennes surmontées du drapeau français.